La friche

Dans le sifflement des couleurs du spectre

La ville somnole

La friche vit pourtant

Imperceptiblement

Sournoisement presque

L’on sent le fil qui s’étend le long des containers de métal

Ocre, céruléen, pourpre

 

Le fil

 

Les rats enfreignent les lois des hommes

La nuit

Etrangers, évitant le danger

Accomplissent leur labeur

Dévorent la ville,

La débarrassent des  souillures laissées

Le jour

 

S’accoutumant à l’obscurité

Le fil de lumière nous mène jusqu’à eux

Ils ont perçu l’oscillation

Les ombres détalent

La lumière meurt

Tout est révolu.