« La Corporation des gueux ». Roman. Premier chapitre

Voici le premier chapitre du roman « La Corporation des gueux ». Encore une histoire de clodos me direz-vous. Mais pas que !… 

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Une drôle de rencontre 

C’était presque l’automne. Les arbres commençaient à perdre leur feuillage rougi par la sécheresse estivale. Mona avait perdu son emploi et quitté Paul dans la foulée. Quelques économies en poche, elle débarqua un matin à la gare de Perrache, s’attardant un moment à scruter la gare au lever du soleil, à travers les vitres de la verrière qui lui rappelait la gare de Lyon à Paris. Elle adorait ces vieilles gares, il lui semblait qu’elles avaient une âme, une existence organique.

Ses affaires rassemblées en un baluchon, elle s’était rendue à l’association qui aidait les jeunes femmes seules avec un enfant, le ballot noué autour de la taille, en quête d’un logement, où une dame très gentille l’avait accueillie chaleureusement. Mais aucun logement n’était vacant, Mona était repartie avec une solution intermédiaire : un bon pour trois nuits dans un hôtel de banlieue. C’était tout ce que pouvait l’association dans un premier temps, lui avait expliqué l’aimable dame.

Après cinq autres nuits, elle avait songé qu’elle ne tiendrait pas longtemps à payer l’hôtel. L’argent se dissout à vue d’œil en ville. Après divers appels, la gracieuse dame n’avait toujours rien pour Mona.

Les températures étaient clémentes, elle avait dormi dehors pour épargner l’argent de l’hôtel, errant dans les rues à l’affût d’un endroit sûr pour passer quelques nuits. Elle trouverait bientôt un emploi, et un logement pour l’abriter, elle et le petit hôte de son ventre.

Emplie de bonne humeur et d’audace, elle arpentait les rues de la ville, épluchait les restaurants afin de dénicher un boulot de serveuse. De longues tuniques larges tentaient de dissimuler sa grossesse. Les jours et les nuits passèrent. Elle dormait dans les squares. Certains offrent un abri suffisant lorsqu’il pleut. Un gros arbre aux feuilles impénétrables, un cabanon qui sert à ranger les outils des jardiniers de la ville… Elle était satisfaite de son ingéniosité. Elle élut « domicile » dans les quartiers populaires et calmes du huitième arrondissement, elle pensait ainsi éviter la multitude des sans-abri du centre-ville.

Pourtant, au bout de quelques jours, elle eut le sentiment qu’un homme la suivait : le soir, il l’attend devant le portillon de son square habituel, qu’elle rejoint à la tombée de la nuit, afin de ne pas être repérée par la police. Elle en est sûre maintenant, l’homme s’étend sur le banc face au sien. Façon de parler. Il porte une barbe grise sur un visage bouffi. Un regard glauque, terni par les litres d’alcool qu’il doit s’envoyer dans le gosier. Litron de pinard dans la main droite, il se met à apostropher Mona. De loin. Tant qu’il restait à distance, Mona avait décidé de ne pas y prêter attention. Mais les allégations de l’homme deviennent de plus en plus pressantes. Mona décide de changer de square. Elle découvre qu’une femme seule dans la rue est vite repérée par des individus tel l’homme qui la suit depuis ces trois soirs. Ses manifestations évoluent vers des propositions sexuelles, il joint les gestes obscènes à la parole, déjà plus très claire en fin de journée. Le matin l’homme est convenable si l’on s’en réfère uniquement à ce qui sort de sa bouche et si l’on oublie la crasse de ses vêtements et de son visage tout bouffi. Le soir, il devient ordurier et effrayant.

Il fait presque nuit, il s’approche de Mona jugeant qu’ils se connaissent assez bien pour tenter un « rapprochement » amical :

— Salut beauté, lui adresse-t-il. Il se tient à moins d’un mètre, penché au-dessus d’elle. Son haleine et les bouteilles de Kiravi qui fleurissent le contour du banc en disent long sur ce qu’il a pompé. Mona  se résout à garder une certaine distance, elle se recule. L’homme est de plus en plus affectueux. Elle hésite, se sent prise au piège.

— Bonjour, monsieur, j’ai remarqué que vous étiez là aussi… depuis plusieurs jours… essaye-t-elle.

— On peut se tutoyer non ? Entre frère et sœur de rues ! éructe-t-il. Mona remarque le visage répugnant et crasseux. Il n’a pas dû voir une douche depuis un max,  pense-t-elle.

— Oh, je n’ai pas l’habitude… Mona cherche discrètement du regard quelqu’un, quelque chose qui pourrait la soustraire à cette rencontre incommodante. Elle n’a pas peur, pas encore, elle cherche la bonne attitude. Puis l’homme s’enhardit. Il s’assied aux côtés de Mona, lui tapote les joues, puis lui tâte la cuisse. Les vapeurs d’alcool contaminent subitement ses narines, elle tente une apnée pour repousser hors d’elle les émanations alcoolisées mêlées aux effluves de tabac froid.  « Un vrai poème ! Un vrai remède à l’amour », pense-t-elle. Elle rit intérieurement, mais saisit tout à coup le risque qu’elle encourt.

— Remettez vos mains autour de votre bouteille, dit-elle espérant que l’homme sera séduit par sa note d’humour. Ce n’est pas le cas. Une brusque colère s’empare de l’homme qui se redresse, soulève Mona, la maintient en l’air, à hauteur de bouche. Il reste là immobile, son regard jaune dans les yeux de Mona, sa bouche à l’haleine de chacal ouverte, les pieds de Mona ne touchent plus terre, ils ondulent sous elle. Puis, elle se débat, jette ses pieds dans les jambes, les tibias de son agresseur qui la lâche en hurlant. Arrivée sur le sol, elle lui assène un dernier coup dans les gonades, et s’enfuit au pas de course hors du square.

Elle ne retournerait pas dans le square où elle a laissé son sac à dos garni de toutes ses affaires. Mince ! Le duvet, ses vêtements, son argent, ainsi que ses papiers d’identité. C’est seulement à cet instant qu’elle se perçoit comme une vagabonde. Elle sent là comme une perte d’identité. Ce qui lui fait très peur. Elle passe son nez sous ses aisselles, inspecte toutes les parties de son corps. Elle ne sent pas trop la rue ni la saleté. Pas encore. Jusque-là, elle avait eu l’impression d’avoir les cartes en main. De contrôler. Cet incident la convie à un constat dont elle ignorait la gravité jusqu’alors… Elle est au carrefour exact où elle risque de dégringoler. Dans quoi, elle ne sait pas trop, mais elle sent comme une pente, loin d’être douce. Elle erre des heures, des jours, mendie pour se payer de quoi grignoter. Une seule idée se fraye dans ses pauvres neurones affairés : bascule-t-elle dans une déchéance irrémédiable ? La rue va-t-elle l’engloutir ? Mettra-t-elle son bébé au monde sous un pont ou dans une allée d’immeubles crasseuse ? Elle n’ose pas quémander de l’aide auprès d’une assistante sociale. De toute façon, qu’aurait-elle pu faire ?

Autour d’elle, les regards s’esquivent. Les passants changent de trottoir. Son apparence se synchronise avec celles des amphitryons de la rue. Elle constate en se regardant dans une vitrine que rien ne la distingue plus vraiment des hordes de vagabonds familiers qui côtoient les gares, les stations de métro, et les parvis des églises. Ceux qu’elle croisait auparavant, et lui laissaient un sentiment de tristesse et de compassion…

Elle ne dort presque plus. Elle découvre l’effroi. La terreur de rester là à ne rien attendre, peur de s’alcooliser comme la plupart de ses pairs. Picoler, ça aide peut-être, se dit-elle… Elle s’aperçoit maintenant de son extrême solitude. Les semaines ont passé sans réponse à ses questions. Chaque jour elle se démène pour ne pas ressembler à une cloche, une pauvre cloche. Le matin, elle se rend dans un bain-douche découvert un peu par hasard, dans un guide réservé aux exclus édité par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de la ville. Le soir, elle attend la nuit pour s’installer dans un endroit après s’être assuré que personne ne puisse la surprendre. Tel un animal elle furète à droite, à gauche, puis se dissimule sous un carton, dans le recoin d’une allée ou d’un square. Elle s’endort en sursaut, à bout de forces la plupart du temps. Elle se sent lentement happée par la dépression.

Il est tôt, la nuit est à peine retranchée. Elle ouvre ses pauvres yeux gonflés par la crise de pleurs de la veille, lorsqu’elle découvre un homme allongé près de son banc, à même le sol.

— Je t’avais perdue de vue depuis quelque temps … dit l’homme.

Mona sursaute, pensant être à nouveau face à un pervers ou un malade quelconque. Elle examine son aspect extérieur.

— La crasse, ça conserve, tu verras, reprend-il, enfin c’est ce que pensent certains, comme s’il avait lu les pensées de Mona.

— Ça stimule les défenses immunitaires ! reprend-il. Mais je prends une douche tous les quatre ou cinq jours hein, j’en abuse pas.

Mona l’observe, le museau caché sous la fine couverture récupérée auprès du SAMU SOCIAL. Celui-ci a l’air inoffensif avec ses longs cheveux blancs. Il fait plus propre que l’autre.

— Avec un chien, tu ne risques pas d’être agressée, ma poule. Faut être organisé, lui explique-t-il.

—  …

— Faut planquer ton fric par exemple. Si tu touches le RSA, tu devrais y avoir droit non ? Pas sûr… Les jeunes, faut qu’ils attendent vingt-cinq ans, va savoir pourquoi… Ils savent plus quoi inventer au gouvernement pour ne pas lâcher la tune ! Lorsque tu as du pognon, tu le gardes toujours sur toi, tu fais plusieurs petits paquets, comme ça, si tu te fais agresser, ils ne trouvent pas tout !

— Ben s’ils te fouillent…

— Faut être plus malin, ou maline ! Moi j’ai des cachettes, un peu partout, et je récupère chaque petit paquet au fur et à mesure des besoins ! Comme les dealers tu vois ?

— Merci du renseignement… Mona se détend un peu.

— Comment vas-tu depuis l’agression de l’autre con ?

— …

— Tout se sait dans la rue, ici comme ailleurs… T’aurais pu y passer, tu sais ? Pas avec l’autre, il est tout sauf malin. Un sac à vin. Mais il y a des bandes qui ne refuseraient pas un beau brin de fille comme toi ! Le chien, je ne vois que ça. Si tu comptes rester dans la rue. Mais je ne crois pas moi… Que tu envisages de rester là, non ? T’as pas la tête ! D’ailleurs j’en connais pas beaucoup qui ont choisi de vivre sur le trottoir !

Mona scrute l’homme, étonnée qu’il s’intéresse à elle pour autre chose que le porc de l’autre jour.

— C’est le hasard. Je cherche un job, un logement. Mais ce n’est pas facile…

— Surtout avec ce ventre, dit l’observateur. Je te conseille de rejoindre ta famille, petite, ce n’est pas un endroit pour toi la rue.

— De la famille ? demande Mona…

— Alors ça complique ! reprit l’homme. Je te propose de veiller sur toi, un bout d’chemin, jusqu’à ce que tu trouves une solution…

— Quoi en échange ?

— Rien en échange, tu me prends pour qui ? demande-t-il. Il semble outré. Je suis un prince, moi, déchu, c’est un fait, mais je ne viole ni n’abuse de personne. Surtout pas d’un brin de fille… enceinte ! Qui plus est !

— Vous n’allez jamais au SAMU social, je veux dire dans les foyers ?

— Les cons au SAMU social ? Ah non ! Avec les salades qu’ils te refilent sur les foyers ! Ils n’ont qu’à y aller eux dans les foyers. C’est plein d’alcoolos, de drogués, de quidams qui se lavent une fois par an et qui puent à trente mètres – parce que, c’était une plaisanterie hein, je me lave moi ! –, de schizophrènes qui sont prêts à tout pour te piquer tes richesses : ton pognon, une couverture, un duvet, même un carton il s’est fait piquer Charles-Henri une nuit. C’est moi Charles-Henri. Dans les foyers, il y fait chaud c’est tout. Et puis, ils t’obligent à toutes sortes de choses, la douche à telle heure… et ça, Charles-Henri, il déteste, être obligé de faire quelque chose à heures fixes ! J’ai pas quitté mon taf pour continuer à suivre le troupeau bêêêê !

Mona rêve d’une douche, elle ne s’est rendue au bain-douche qu’avant-hier. Ce n’est pas très compliqué de s’y rendre, mais sans argent il faut y aller à pied, et la dernière fois, il y avait une telle file d’attente qu’elle a renoncé. Elle ne s’habitue pas à cette crasse qui s’incruste peu à peu dans sa chair. Sa chair pue. Ça la rend cinglée. Elle a le sentiment de se désintégrer. Un peu comme les macchabées.

— J’ai un peu peur des morts tu vois ? dit-elle tout à coup. J’ai l’impression de me décomposer comme un mort… J’ai peur d’en rencontrer…

— T’as de ces idées !

— Je crois à la réincarnation. Mais j’ai peur de mourir…

— La réincarnation ? Pauvre petite, réplique Charles-Henri en riant. Moi j’te dis que quand on meurt, on meurt. Pas de supplément d’âme. On crève c’est tout. On s’refroidit parce que cette pute de vie s’en est allée, et que nos organes meurent et pourrissent à l’intérieur. D’ailleurs on pue.

— Ouais, ben, n’y a pas besoin d’être mort pour empester …

— La crasse, ça conserve, tu verras ! dit-il à nouveau en riant.

— …

— Bon, on va te trouver une solution. J’connais un type qui va pouvoir t’aider à trouver un toit. Provisoire, mais c’est toujours ça. Plus on est de fous, plus on rit !

Charles-Henri sort d’un grand sac le baluchon de Mona et le lui tend.

— Je l’avais planqué lorsque l’autre con s’est barré, dit-il simplement. M’étonnerait qu’il ait laissé l’argent, mais il a laissé tes affaires. Tu as de la chance !

Mona sourit, prend le baluchon, et emboite le pas de son nouveau compagnon. Il a l’air correct se dit-elle. Ils s’engouffrent dans le métro, descendent à la station Bellecour. Mona regarde un instant l’immense cavalier de plomb au centre de la place plantée de marronniers.

— Voici Louis XIV, dit Charles-Henri. Cette place c’est l’une des fiertés des Lyonnais… On se demande bien pourquoi… La troisième place française quand même ! Ici, y a l’office du tourisme, mais c’est pas là que je t’emmène. Puis il s’engouffre dans une longue rue à gauche d’une grosse artère piétonne.

— Je ne prends jamais la rue de la République, poursuit-il. Y a trop de clodos !

Il emmène Mona dans les petites rues de la presqu’île. Les trottoirs sont nettoyés de près, déjà, les boutiques de luxe ouvrent leurs portes aux éventuels clients. Tout respire le luxe et l’argent. Mona se sent brisée dans cette ambiance luxuriante…

— Bientôt tu n’y prêteras plus attention, dit Charles-Henri.

— …

— Bientôt, nous remettrons de l’ordre à tout ça !

Mona ne comprend pas vraiment la remarque de Charles-Henri, elle croit que le vieux disjoncte un peu. Elle le suit, silencieuse, dans les rues bourrées d’échoppes, de boutiques fastueuses où elle ne pénétrera pas. Elle se perd déjà dans d’autres pensées. Le regard se cramponne aux épaules de son compagnon. Les jambes suivent un autre dessein. Elle est affamée. Seule compte cette faim. Seule la peur la nourrit depuis deux jours. La peur et la fringale.

Ils ont remonté la rue du Président Édouard Herriot, puis ont bifurqué vers l’opéra de Lyon. C’est dans le quartier de la place des Terreaux, une petite rue sympathique, que « Phil » a installé le local explique le guide. Mona regarde l’immense statue de Bartholdi, quatre chevaux crachant une écume brumeuse, un char, une femme.

— Je déteste cette fontaine, dit Charles-Henri. Elle est prétentieuse.

— Elle est d’un autre temps. Mais j’aime bien cette place. Elle a quelque chose de paisible, répond Mona. En fait elle me rappelle une autre place à Paris. La cour d’honneur du palais royal.

— C’est parce que c’est l’œuvre du même artiste, dit Charles-Henri, Buren. Son travail est reconnaissable entre mille ! Il a bossé avec l’architecte, euh… Merde comment il s’appelle celui-là… Ah oui Drevet ! Ça, tu l’as dit, la place, elle, est magnifique. C’est toute une histoire !

Le regard de Mona alterne entre l’espèce de damier géant constitué de carrés de granit gris encerclés de bandes historiées des légendaires rayures noires et blanches de Buren, et cet homme qui vit dans la rue et qui semble être si érudit en histoire et en art. Charles-Henri évoque le travail de l’artiste, expliquant que la statue de Bartholdi avait été déplacée, et avait servi d’instrument de mesure pour aménager l’espace. Le palais Saint-Pierre abritant un musée fait aujourd’hui face à elle…

— Sais-tu qu’au Moyen Âge c’est sur le remblai des fossés qu’elle a été construite cette place ? La guillotine jacobine y a sévi en 1793 pour mater la contre-révolution locale. Tu es exactement sur le site de l’ancien village gaulois de Condate. C’est dire ! Toute l’histoire de Lyon y est résumée…

Mona est ébahie par les flots ininterrompus des fins jets d’eau qui engendrent une fraîcheur telle une bambouseraie transparente et aquatique, et par le laïus touristique de l’homme. Ça lui en bouche un coin. Elle marche derrière lui, un peu essoufflée par le poids de son ventre. Un homme dans une petite rue qui donne sur la place fait un signe à son accompagnateur. Ce doit être l’homme dont lui parlait Charles-Henri. Phil. Ils s’approchent.

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9 réponses à “« La Corporation des gueux ». Roman. Premier chapitre

  1. oh! trop bien! je suis impatiente de lire la suite de l’histoire de Mona!!!
    Merci Pascale!

  2. Pas de souci Pascale, je viens chez toi pour te lire, pas dans l’attente d’un retour. Ces « donner » pour un rendu sont une plaie dans le principe des blogs.
    Bon dimanche:)

  3. Pingback: « La communauté des gueux »....·

  4. Ah Alma !
    J’ai honte de constater ta fidélité face à mon absence sur la plupart des blogs que j’aime pourtant…
    Ce vieil aristo est l’un de mes personnages préférés, car contrairement aux autres de mes livres, celui-ci contient beaucoup de personnages.
    La suite… dès que j’ai terminé de toiletter, de scarifier, de corriger !
    Amitiés

  5. Cette descente progressive à la rue… on voit que tu connais le problème, c’est saisissant de réalisme.
    Que va t-il arriver? Ce vieil aristo plein de sagesse arrive à point nommé et donne un certain mystère à ce récit hélas trop vrai….
    J’ai adoré, Pascale, merci.
    La suite?;)

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