Maraudes Lyonnaises. Réflexions

        Le chaos n’étonne plus. On s’en est accommodé…

         Cette attristante figure, ses souillures, sa vermine, son haleine alcoolisée parfois, dénaturent le décor. Il a tâté des ponts, des cartons, de la pluie qui ruisselle et s’insinue sous les vêtements, des nuits passées à déambuler pour ne pas mourir de froid. Les étés à la chaleur écrasante qui coupe le souffle. Il est là à espérer une pièce, un regard, se réfugiant dans l’alcool quelquefois. Souvent.

         Le désœuvrement, l’inutilité d’une vie, le poids des regards et la violence ordinaire le condamne la plupart du temps à se replier sur lui-même. Il dissimule son visage derrière une barbe, ou le noir de la crasse.

         Dans les squares des cités, les petites vieilles s’assoient sur les bancs publics avec dans le creux d’un sac de papier, des graines, des miettes de pain rassis, qu’elles lancent aux oiseaux, invectivant les plus gros, les plus hardis qui empêchent les petits d’accéder à la nourriture offerte. Les pigeons sont comme les clochards, ils grignotent les restes. Les clochards sont comme les pigeons, seuls les plus forts s’en sortent. S’en sortent-ils ?

      

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