« Cent ans », nouvelle.

        Incipit

   Tout organiser ne sert à rien. Parfois, l’imprévu nous rattrape. Cécilia le savait. Cécilia vivait dans une petite bourgade de l’état du Massachussetts dans la région de la  nouvelle Angleterre, sur la côte nord-est des États-Unis.  Le Cap Cod, le cap aux morues.

Elle appréciait tout particulièrement ce coin, aux paysages superbes.

Elle s’était installée dans la presqu’île. À une centaine de kilomètres de Boston. Dans l’une de ces « boîtes à sel ». Cottage gris niché le long du littoral, non loin de l’ile décrite par Melville dans Moby Dick, Nantucket, “l’île lointaine” en indien. Le contraste des maisons à bardeaux de bois grisés par les embruns avec les eaux de l’océan, bleues les jours de beau temps animaient Cécilia. Elle s’était installée dans une maison en bois avec une roue à aube sur le côté, de celle que l’on trouve dans le marais Poitevin, son pays d’origine. Souvenirs vagues, puisque la famille avait quitté cette région de France voici trente ans.

Cécilia avoisinait les quarante ans. Elle avait ouvert une chambre d’hôtes. Ce qui avait séduit Cécilia, c’était une vigilance environnementale soutenue des habitants et la volonté à exclure toute ressemblance avec Miami !

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